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Monday, September 25, 2017

La recette des biscottes


Il y a 15 ans, j'avais une copine française, Diana, qui avait une obsession : les biscottes. Elle était désespérée à l'idée de ne pas en trouver au supermarché US mais elle a rapidement découvert que l'épicerie italienne Di Bruno's en vendait à Philadelphie. Je sais pas combien courait le paquet de biscottes qu'elle achetait (sûrement pas donné) mais je regrette aujourd'hui ne pas m'être penchée plus tôt sur l'étymologie du mot "biscotte"... car Diana aurait fait de sacrées économies.

Je m'explique.

Le mot "biscotte" vient en effet de l'italien biscotto qui signifie "cuit deux fois". Vous connaissez les biscotti, ces biscuits secs qu'on déguste trempés dans le café ? Grâce à Food Network, je savais qu'il s'agissait d'une sorte de pâte à cake cuite deux fois. Mais alors, si un biscotti est réalisé à partir d'une pâte à cake, de quoi sont faites nos biscottes françaises ? C'est en voyant un paquet de biscottes dans une autre épicerie italienne que la réponse m'a sauté aux yeux.

Les biscottes, c'est du pain de mie cuit. 

Et ouais.

Du coup, c'est vraiment super facile de faire des biscottes maison. Il vous faut un paquet de pain de mie (j'aime bien le blanc étiqueté organic chez Trader Joe's), une plaque de cuisson et un four. C'est tout. Si seulement Diana avait su ça.

Biscottes maison

Ingrédients

Tranches de pain de mie (c'est tout !)

Préparation 

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Répartir les tranches de pain de mie sur une plaque de cuisson puis glisser au four pendant 20 minutes en retournant les tranches à mi-cuisson.

Les biscottes sont prêtes lorsqu'elles sont uniformément dorées.

Laisser refroidir sur une grille avant de déguster.

Les biscottes se conservent plusieurs semaines dans une boîte hermétique.
Monday, September 11, 2017

Mon activité d'écrivain freelance + auteure auto-éditée

"Mais c'est quoi exactement ton travail, Estelle ? Et comment t'as fait pour imprimer tes livres ?" : ce sont *LES* deux questions qui vous brûlent la langue ! J'y ai répondu cet été dans un live de 41 minutes sur la page Facebook de mon blog. La vidéo ayant eu beaucoup de succès, je la poste aujourd'hui sur le blog dans l'espoir de vous encourager à suivre votre petite voix... N'hésitez pas à me laisser *vos* questions sur le sujet dans les commentaires pour y répondre dans le cadre d'une prochaine vidéo.

Mon activité d'écrivain freelance + auteure auto-éditée



Références 


Mes articles pour la presse régionale :

La plateforme de vente de mes livres est Gumroad.com.

Retrouvez le Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis et Un amour de myrtille sur ma page Gumroad.


Vous avez aimé ? Partagez !


Merci de partager cette vidéo avec votre famille et vos ami.e.s qui auraient besoin de soutien et d'encouragement dans leur chemin.
Monday, August 28, 2017

Tournée des pâtisseries parisiennes : Pâtisserie Cyril Lignac (5/5)

Vous aimez la pâtisserie ? Ca tombe bien, Séverine aussi. Elle a profité de son dernier séjour parisien pour faire la tournée des plus grandes pâtisseries. Lorsqu'elle m'a proposé de publier son compte-rendu sur mon blog, j'ai bien sûr dit oui ! Depuis février, Séverine nous entraine donc chez cinq pâtissiers parisiens à raison d'un pâtissier par mois. Ce cinquième et dernier billet de la série est consacré à Cyril Lignac, je vous laisse découvrir...

En juin 2016, je suis rentrée en France et, pour la première fois en 17 ans, j’ai passé plus de 24 heures à Paris, ma ville d’étudiante et de jeune adulte. Pour ce voyage, je m’étais fixé comme objectif de rendre visite à plusieurs grands pâtissiers qui me font rêver. J’avais mis trois adresses sur ma liste et j’ai fini par en visiter cinq : c’est ce que j’appelle un succès. Aujourd'hui, je vous invite à me suivre chez le pâtissier Cyril Lignac.

Crédit photo : Séverine.

J’ai découvert Cyril Lignac et sa pâtisserie dans l’émission Le Meilleur Pâtissier sur M6 (la nouvelle saison a commencé le 21 juin 2017. Vous pouvez regarder les émissions grâce à l’application M6 replay depuis l’étranger). Ce n’est que récemment que j’ai découvert que Lignac n’était pas que pâtissier mais aussi cuisinier. Pour moi c’est un « double thread » : c’est un homme qui aime manger de l’entrée au dessert. Il a fait ses armes auprès de très grands que ce soit Alain Passard en cuisine ou Pierre Hermé en pâtisserie.

Crédit photo : Séverine.

Cyril Lignac a plusieurs restaurants dans Paris, surtout sous la forme de bistrot, ainsi que des boutiques en pâtisserie. Je suis allée rendre visite à La Pâtisserie située près du pont d’Iéna dans le 16ème arrondissement. Les pâtisseries en vitrine ressemblaient à celles que Cyril a présentées à la télévision, certaines portant sa fameuse signature velours.

Crédit photo : Séverine.

Ne pouvant vraiment choisir, j’ai pris un assortiment de gâteaux : l’Equinoxe (crème légère à la vanille, caramel au beurre salé, croustillant praline au spéculos), tarte au citron, Caraïbe (mousse au chocolat, cœur crémeux au chocolat, biscuit croustillant au cacao, fleur de sel et zeste d’orange), tarte framboise amande, Paris-Brest.

Crédit photo : Séverine.

Cyril Lignac était le pâtissier que je « connaissais » le mieux, étant très grande fan de l’émission « Le Meilleur Pâtissier » sur M6 que je regarde religieusement toutes les semaines. J’aime ses idées, sa façon de revisiter des classiques et nous faire voyager soit visuellement, soit gustativement, soit les deux.

Tous ses gâteaux sont absolument excellents mais celui qui m’a le plus bluffée, c’est la tarte au citron. Tout y est et pourtant quand on la regarde, ça n’a rien à voir. Et quand on l’a goûtée, il y a un petit je-ne-sais-quoi en plus qui rend l’expérience inoubliable.


Crédit photo : Séverine.

A noter : Cyril Lignac vient d’ouvrir un nouveau restaurant Le Bar des Prés à Paris dans le 6e arrondissement et revient sur M6 avec sa nouvelle émission Les Rois du Gâteau à partir du 21 août.

Crédit photo : Séverine.

Un grand merci à Séverine pour ce tour des pâtisseries parisiennes. J'espère que ses billets vous auront donné envie de pousser la porte de plusieurs établissements de la capitale : n'hésitez pas à partager vos impressions dans les commentaires des billets de la série. En attendant, vous pourrez retrouver Séverine sur son blog, Entre Deux Continents.
Monday, August 7, 2017

10 astuces pour manger sain et pas cher aux Etats-Unis


Comment manger sain aux Etats-Unis sans y laisser un rein ? C'est la question que l'on se pose en voyant le ticket de caisse de son premier passage en caisse : 2,99$ c'est le prix d'une livre de pommes, pas d'un kilo. Ce premier passage au supermarché est aussi l'occasion de découvrir que les produits industriels sont plus faciles à trouver que les fruits et légumes, que les barres chocolatées en caisse sont encore en promo, les rayons de chips et de sodas remplis de tentations et la bouteille de cocoa moins chère que celle d'eau. Passée cependant la période de choc initial, il s'agit de développer des stratégies pour manger des sains sans y laisser sa chemise. Voici 10 astuces que j'ai développées au cours des 15 dernières années pour manger sain aux US sans y laisser sa chemise.

Manger sain, ça veut dire quoi ?


Pour commencer, mettons-nous d'accord sur la signification de l'expression "manger sain". Une alimentation saine, c'est pour moi une alimentation qui privilégie les aliments naturels et non raffinés, tels que les fruits, les légumes, les céréales, légumineuses, les produits laitiers sans sucres ajoutés, la viande et le poisson. Je privilégie en ce qui me concerne les produits issus de l'alimentation bio et garantis sans OGM (GMO en anglais) mais il appartient à chacun de déterminer sa position en la matière en fonction des informations collectées sur le sujet.

Je remarque qu'il existe beaucoup d'idées reçues (certaines fondées, d'autres non) au sujet de l'industrie agro-alimentaire américaine et, pour vraiment en comprendre les enjeux, je vous recommande la lecture du livre The Omnivore's Dilemna du journaliste Michael Pollan. C'est LE livre que je recommande à celles et ceux qui souhaitent poursuivre les réflexions commencée dans mon Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis  et devenir des consommateurs éclairés. Vous découvrirez que le maïs transgénique se cache jusque dans vos chicken nuggets, comprendrez pourquoi les escalopes de poulet sont énormes (vous envisagerez à ce stade de devenir végétarien) et découvrirez ce qui se passe vraiment dans une ferme bio.


10 astuces pour manger sain et pas cher aux Etats-Unis 


Le prix et la variété des aliments varient énormément d'un Etat à l'autre. Beaucoup d'expats se plaignent du budget des courses, celui-ci s'élève facilement à 1000$ pour une famille de 4. Chez nous, le budget alimentaire s'élève pour une famille de 750-800$ par mois pour 4 personnes. A noter : ce chiffre exclut mes consommations de café à l'extérieur de la maison (écrire avec un latte, c'est mon petit plaisir à moi). Pour réduire mon budget alimentaire sans sacrifier la qualité de notre alimentation, voici donc mes astuces.

1. Aller au supermarché le ventre plein. 


C'est le meilleur moyen de ne pas céder à l'appel des paquets de pop-corn bio à l'huile d'olive chez Trader Joe's à grignoter dans la voiture (comment ça vous n'avez jamais fait ça ?).

La baguette bio à 1,99$, en voilà un bon plan !


2. Faire les courses toutes les deux semaines AVEC une liste !


Soyons honnêtes : chaque passage chez Trader Joe's finit invariablement par l'achat de produits dont on n'a pas besoin. Un thé à la citronnelle ? De nouveaux biscuits de Belgique ? Allez hop, dans le chariot. Faire les courses toutes les deux semaines, c'est limiter les tentations de faire des écarts. Une liste permet quant à elle de rester concentré sur les produits dont on a vraiment besoin et éviter de se rendre compte de retour à la maison qu'on a oublié les pommes de terre pour le gratin. Réduire la fréquence des courses, cela permet aussi d'économiser du temps et de l'essence.

3. Manger moins de viande 


La viande bon marché, ça n'existe pas. Parce que je refuse d'acheter de la viande à 1,99$/kilo provenant d'animaux élevés en CAFOs, on ne trouve pas beaucoup de viande rouge à notre table. Oui mais les protéines, me direz-vous ?

Regarder du côté des légumineuses. Eh oui ! Pois chiches, haricots secs et lentilles sont d'excellentes sources de protéines. Voici quelques recettes à base de légumineuses qui plaisent beaucoup à ma famille :

Une superbe soupe de petits pois relevée au citron signée
Barberet Bistro à Lancaster, Pennsylvanie

4. Cultiver un jardin

Il s'agit là d'un investissement à long terme qui vous coûtera plus d'argent qu'il ne sous en rapportera à court terme si vos projets de jardinage sont trop ambitieux (je parle ici d'expérience). Commencez par maitriser la culture d'herbes (persil, basilic, ciboulette et menthe, par exemple) avant de vous aventurer dans la culture de roquette, laitues, blettes ou encore haricots verts en été.

** Retrouvez mes conseils pour se lancer dans le jardinage en pots sur mon blog.** 


Les meilleures asperges, ce sont celles de votre jardin !


5. Etre membre d'une CSA (Community-Supported Agriculture, l'équivalent des AMAPs en France)


En échange d'un chèque en début de saison, vous recevrez un panier de légumes hebdomadaire. Etre abonné à un service de ce type, c'est résister aux tentations du farmers market (cookies, ente autres !) et éviter les passages au supermarché pour une carotte ou un oignon. Pour localiser une CSA près de chez vous, RDV sur le site LocalHarvest.org.

6. Avoir un placard bien garni


C'est le meilleur moyen de résister à la tentation des repas à emporter (vous savez, le General Tso chicken avec ses 3 fleurets de brocoli) souvent trop gras et coûteux lorsqu'il s'agit de nourrir une famille. Mon dîner sur le pouce préféré, c'est une salade de thon aux olives et céleri avec une vinaigrette au vin rouge que je peux assembler en 5 minutes.

7. Acheter les fruits et légumes de saison


Je ne vous l'apprends pas, c'est beaucoup plus cher d'acheter des fraises et des poivrons en hiver ! En été, faites le plein de légumes et préservez-les selon la méthode de votre choix (conserve, congélation etc.)
Les délicieuses tomates Sungold du marché de ma ville

8. Acheter en gros


Les magasins Sam's Club et Costco permettent à leurs membres d'acheter de nombreux produits en gros et d'effectuer ainsi des économies. Quand j'étais membre, j'achetais mon huile d'olive, les noix, la viande et les fruits surgelés bios. Pour faire des économies dans ce genre de magasin, il faut cependant être hyper discipliné pour pas se retrouver avec 1 kilo de Twix ou de crackers. Chez Whole Foods, vous bénéficierez de 10% de réduction sur l'achat de l'équivalent d'une caisse d'un produit. Je profite de cette offre pour acheter une caisse de mangues Ataulfo en mars ou de 12 cartons de chiche dont nous sommes de grands consommateurs. Les grands amateurs d'épices se tourneront vers Amazon pour leur appétit en cumin ou curry bio.


Excès de tomates transformées en sauce tomate

9. Utiliser l'intégralité d'un produit


Une carcasse de poulet dans le frigo ? Faites-en du bouillon. Des fanes de radis ? Transformez-les en soupe. Des feuilles de poireaux ? Placez-les dans un sachet hermétique et placez-les au congélateur pour les utiliser plus tard dans un bouillon.

10. Fréquenter les épiceries internationales


Un bidon d'huile d'olive de 3 litres pour 15$ ? 1 kilo de couscous pour 1$ ? Un gros sachet de curcuma pour 3$ ? 100 sachets de thé vert pour une poignée de dollars ? C'est possible quand on fréquente les épiceries moyen-orientales, indiennes ou chinoises !


Les eaux de fleur d'oranger et de rose sont deux fois moins chères chez Zahra's à
Newark dans le Delaware que chez Whole Foods !

**Cet article vous a plu ? Inscrivez-vous à la newsletter du blog pour être notifié par e-mail des prochaines publications.**

Retrouvez d'autres astuces sur mon groupe Facebook, "Bons plans gourmands aux Etats-Unis".  Et vous, quelles sont vos astuces pour manger sain et pas cher aux Etats-Unis ? 
Monday, July 17, 2017

Tournée des pâtisseries parisiennes : Philippe Conticini à la Pâtisserie des Rêves (4/5)

Vous aimez la pâtisserie ? Ca tombe bien, Séverine aussi. Elle a profité de son dernier séjour parisien pour faire la tournée des plus grandes pâtisseries. Lorsqu'elle m'a proposé de publier son compte-rendu sur mon blog, j'ai bien sûr dit oui ! Depuis février, Séverine nous entraine chez cinq pâtissiers parisiens à raison d'un pâtissier par mois. Ce quatrième billet de la série est consacré à Philippe Conticini, je vous laisse découvrir...

En juin 2016, je suis rentrée en France et, pour la première fois en 17 ans, j’ai passé plus de 24 heures à Paris, ma ville d’étudiante et de jeune adulte. Pour ce voyage, je m’étais fixé comme objectif de rendre visite à plusieurs grands pâtissiers qui me font rêver. J’avais mis trois adresses sur ma liste et j’ai fini par en visiter cinq : c’est ce que j’appelle un succès. Aujourd'hui, je vous invite à me suivre chez le pâtissier Philippe Conticini.


Crédit photo : Séverine
Philippe Conticini est le chef cuisinier et pâtissier qui a révolutionné le monde gastronomique des 20 dernières années avec Pierre Hermé. C'est à Conticini notamment que l’on doit le concept des fameuses verrines que nous avons tous essayées dans les années 90. Il utilise des produits simples et accessibles et n’est pas avare de conseils grâce à une très grande présence en ligne et ses leçons filmées disponibles sur Facebook, YouTube ou Instagram.

Dans la boutique La pâtisserie des Rêves Rue du Bac, on entre dans un univers de douceurs aux couleurs de l’enfance. Devant nous, sous cloche, un Paris-Brest, un Fraisier, un Calisson géant, des tartes, un Infiniment Vanille ou encore un Tiramisu. Après bien des hésitations encore une fois, j’ai pris une tarte aux fraises et l’Infiniment Vanille.

Paris-Brest. Crédit photo : Séverine
Pour ce dîner familial, je voulais des desserts différents et complémentaires à la fois. La tarte aux fraises était très bonne et rappelait celle de mon enfance. L’Infiniment Vanille quant à lui était tout en douceur et subtilités. Je n’aurais jamais pensé qu’un dessert avec un seul parfum puisse révéler autant de nuances dans les vanilles utilisées. Que ce soit dans le biscuit ou la crème ou même le caramel ! Chacun avait une saveur de vanille différente et toutes étaient complémentaires. Un très très bon gâteau.

Philippe Conticini est un homme fascinant, une véritable encyclopédie vivante du goût. Il a cette capacité unique de connaitre tous les goûts et de savoir quels mariages fonctionnent avant même d’avoir commencé une recette.

Infiniment Vanille. Crédit photo : Séverine
Si le pâtissier a pris il y a quelques années ses distances avec la marque La pâtisserie des Rêves, il est toujours très actif et ouvre une nouvelle boutique à Paris, Rue de Varenne à la rentrée 2017. Son nom ? Gâteaux d’émotion. Tout un programme. Vous pouvez lire son interview publiée par l’Express ici. Vous pouvez aussi le voir comme juré dans l’émission Le meilleur pâtissier : Les Professionnels » sur M6 Replay.

Tarte aux fraises. Crédit photo : Séverine.
A suivre...

Retrouvez tous les billets de la série ici
Tuesday, July 11, 2017

Myrtille ou bleuet, là est la question

Limonade à la myrtille d'après mon livre, Un amour de myrtille. Crédit photo : Marguerite du compte Instagram @margotetmargaux
La saison de la myrtille arbustive (blueberry en anglais, bleuet au Canada, ah-ha !) vient de commencer, l'occasion pour moi de faire le point sur cette petite baie violette que j'aime tant. Vous êtes nombreux à me dire que la myrtille américaine n'a pas de goût mais rien n'est plus faux ! La myrtille est un fruit tantôt sucré, tantôt acidulé, en fonction de la variété dont elle est issue. Comme pour tous les fruits et légumes, il s'agit de choisir le fruit avec soin et de privilégier les circuits courts pour goûter aux plus savoureuses.

La myrtille pousse sur de petits arbustes dans les Etats qui connaissent des hivers froids ainsi qu'au Canada. En Pennsylvanie, la saison s'étend de fin-juin à mi-août. Après ça, il est préférable de l'acheter congelée. Achetez-la de préférence vos baies sur les farmers markets (le site Local Harvest vous permettra d'en localiser) ou, mieux, cueillez-les dans un verger de votre Etat : pour savoir où se trouve le point de cueillette le plus proche, RDV sur PickYourOwn.org. Dans la région de Philadelphie, je recommande les vergers Indian Orchards Farm à Media et Highland Orchards Farm à West Chester mais il y en a d'autres !

Appelez le verger pour connaitre l'état de la cueillette, sachant que les myrtilles sont plus grosses et plus savoureuses un ou deux jours après une grosse pluie. Sur place, privilégiez les fruits les plus gros et les plus foncés et essayez autant que possible de cueillir les fruits de plusieurs variétés d'arbustes pour obtenir un mélange de fruits sucrés et acidulés, notamment si vous prévoyez d'en faire une tarte. Les cueilleurs préférant souvent la cueillette des fruits à hauteur des yeux, ils négligent souvent les fruits mûrs qui se cachent sous les arbustes. Accroupissez-vous (cadeau bonus : les arbustes vous fourniront de l'ombre) et cueillez donc les fruits qui ont échappé à l'attention des gourmands précédents.


A la maison, inspectez les myrtilles et éliminez les feuilles, fruits verts et mous. Les myrtilles américaines se conservent 7 à 10 jours au réfrigérateur. Elles se congèlent également très bien : pour les préserver, rincez-les à l'eau, séchez-les avec un torchon et étalez-les sur une grande plaque de cuisson en une couche. Lorsque les myrtilles sont congelées, transférez-les dans un récipient hermétique.

Parce qu'elle est parfois très sucrée, la myrtille a besoin d'être équilibrée par l'acidité de citron ou du citron vert, le piquant du gingembre ou la chaleur de la cannelle. Faites confiance à votre palais pour équilibrer les saveurs.

Vous trouverez dans mon dernier ouvrage, Un amour de myrtille mes dix recettes préférées à base de myrtilles. Depuis hier, le livre est également disponible au format e-book au prix de 5$, profitez-en !
Monday, July 3, 2017

Un amour de myrtille


Et bien ça y est, mon deuxième livre est sorti ! C'est un drôle de sentiment que d'amener au monde un ouvrage qu'on porte en soi depuis plusieurs années (trois, pour être exacte) et qui sort enfin cet été. C'est avec beaucoup de plaisir que je vous présente donc Un amour de myrtille, un recueil de recettes en guise d'hommage à mon Etat d'adoption, la Pennsylvanie.

Un amour de myrtille, c'est d'abord un recueil de recettes (avec les mesures en cups et en grammes, parfait donc pour les expats) autour d'un fruit, la myrtille arbustive. Autrement connu sous le nom de blueberry en anglais et bleuet au Canada, ce fruit est le symbole des longs étés de Pennsylvanie dont je suis tombée amoureuse. Chaque recette m'évoque un souvenir, celui d'une cueillette au soleil, d'un goûter en famille ou d'un festival de ma ville. De la compotée aux muffins, en passant par le buckle, vous trouverez dans cet ouvrage 10 recettes autour de ce fruit. Vous allez aimer.



Un amour de myrtille est un livre auto-publié (mais pas auto-édité, trois testeuses de recettes, dont une en France, et une correctrice sont en effet passées par là) dont j'ai choisi chaque élément avec soin. La maquette et les illustrations sont signées Marie-Charlotte Yao. Le papier qui plait tant provient d'un stock luxueux que je n'aurais pas pu offrir à mes recettes en choisissant un circuit de distribution classique. Les livres sont imprimés par Sandy et Justin, les propriétaires d'une petite imprimerie indépendante de ma ville. Le livre est entièrement auto-financé et chacune de vos commandes me permet de continuer de soutenir de toutes les personnes impliquées dans la création de cet ouvrage.


Un amour de myrtille est exclusivement en vente sur le web via la plateforme Gumroad. C'est moi qui traite les commandes et j'ai à coeur de soigner chacun des envois. Chaque ouvrage est ainsi glissé dans une enveloppe rouge affranchie d'un joli timbre (plusieurs si l'envoi part en-dehors des USA) et accompagné d'une note personnalisée. A ce sujet, vous êtes nombreux à l'offrir en cadeau et je vous en remercie ! N'hésitez pas à me contacter par e-mail à estelle.tracy[at]gmail.com pour toute demande de personnalisation particulière.

Le prix de l'ouvrage est de 8$ + 2$ de frais de port aux USA et 3$ vers l'Europe. Profitez de 10% de réduction jusqu'au 31 juillet 2017 en saisissant le code "bleu" au moment de passer commande. EDIT : à la demande de plusieurs lecteurs, le recueil est également disponible au format PDF au prix de 5$.


Merci à vous tous de me soutenir depuis ma petite ville de Pennsylvanie, merci d'être sensible à chaque détail du recueil, merci d'en parler autour de vous, merci de l'offrir, merci de renouer avec l'art d'écrire et recevoir des lettres.

L'avis des lecteurs !


"Ce recueil de 10 recettes, véritable ode à la myrtille qu’elle affectionne, est le symbole de tout ce qu’elle est. Du choix du papier, aux jolis dessins de Marie Charlotte, en passant par les ingrédients en grammes et en cups américaines, chaque détail a été pensé pour faire de ce livre un véritable objet précieux à garder avec soin dans sa bibliothèque." - Nelly, La Dinette de Nelly

Crédit photo : Héloïse du blog Les Colins à Miami

"L'envoi, le thème, les illustrations, les recettes... j'adore!!!! J'ai plus qu'à m'acheter un blender parce que cette recette de limonade est en train de devenir une obsession!! (Je suis accro à la limonade...)" - Héloïse du blog Les Colins à Miami
"Je le redis, ce blueberry buckle est un vrai délice !" - Carine, du blog My Little Parenthèses
Carine, du blog My Little Parenthèses
"Je possède de nombreux livres et recueils de recettes (...) mais lire et déguster chaque mot comme je l'ai fait pour Un amour de myrtille, cela ne m'était encore jamais arrivé. Estelle Tracy a le don et le talent de vous embarquer dans son récit, tout comme elle le fait sur son blog Le hamburger et le croissant mêlant anecdotes croustillantes, conseils gourmands et instructions alléchantes !" - Anne, consultante Thermomix en Californie
Pour finir, je ne me lasse pas du sourire d'Otir du blog One Day at A Time lorsqu'elle découvre le livre !




Partagez vous aussi vos réalisations sur Instagram en utilisant le hashtag #unamourdemyrtille. 
Wednesday, June 7, 2017

Dans les coulisses de mon nouveau livre (sortie prévue le 12 juin !)

Oui, vous avez bien lu, mon deuxième livre sort lundi ! Les abonnés à ma newletter en connaissent déjà le titre, les autres l'ont peut-être découvert sur mon compte Instagram. Aujourd'hui, je peux vous le dire ici : mon nouveau livre s'appelle Un amour de myrtille, c'est un receuil de 10 recettes inspirées par mon Etat d'adoption, la Pennsylvanie. Sans trop en dévoiler, je l'ai imaginé comme une lettre d'amour et, pour m'aider à concrétiser ma vision, j'ai fait appel à une graphiste de choc, Marie-Charlotte Yao, pour réaliser la maquette et les illustrations. J'ai pris BEAUCOUP de plaisir à travailler avec elle et je vous laisse ici découvrir les coulisses de la création de son travail. Merci à Marie-Charlotte pour ce récit en images.








Pour découvrir la table des matières et pré-commander le livre, c'est par ici. L'ouvrage est en cours d'impression et sera expédié par mes soins partout dans le monde dès lundi. J'ai hâte de vous le faire découvrir !

Wednesday, April 19, 2017

Tournée des pâtisseries parisiennes : Christophe Michalak (3/5)

Vous aimez la pâtisserie ? Ca tombe bien, Séverine aussi. Elle a profité de son dernier séjour parisien pour faire la tournée des plus grandes pâtisseries. Lorsqu'elle m'a proposé de publier son compte-rendu sur mon blog, j'ai bien sûr dit oui ! Depuis février, Séverine nous entraine chez cinq pâtissiers parisiens à raison d'un pâtissier par mois. Ce troisième billet de la série est consacré à la boutique Christophe Michalak, je vous laisse découvrir...

En juin 2016, je suis rentrée en France et, pour la première fois en 17 ans, j’ai passé plus de 24 heures à Paris, ma ville d’étudiante et de jeune adulte. Pour ce voyage, je m’étais fixé comme objectif de rendre visite à plusieurs grands pâtissiers qui me font rêver. J’avais mis trois adresses sur ma liste et j’ai fini par en visiter cinq : c’est ce que j’appelle un succès. Aujourd'hui, je vous invite à me suivre chez le pâtissier Christophe Michalak.

Crédit photo : Séverine P.
Christophe Michalak

Christophe Michalak fait partie de cette jeune génération de pâtissiers au palmarès impressionnant. Il remporte la « Coupe du Monde de Pâtisserie » en 2005, est élu « Pâtissier de l’année » en 2013 et a travaillé un temps sous la coupelle de Pierre Hermé. Michalak fait une pâtisserie ludique et parfois simple mais terriblement efficace. Il semble aussi avoir une prédilection pour les gâteaux déstructurés qu’il propose en parts individuelles.

Après avoir ouvert sa pâtisserie dans le quartier historique du Marais, il a récemment transformé son Takeaway en pâtisserie et enfin ouvert sa 3ème adresse parisienne – une école master class – dans le quartier prisé de Saint Germain des Prés.

Pour ma part (de gâteau), je me suis rendue à la pâtisserie du Marais. Tout est épuré, blanc, ultra moderne en fait. Presque chirurgical. Les seules tâches de couleur sont les gâteaux sagement alignés dans l’étalage réfrigéré.

Crédit photo : Séverine P.


Je suis de suite attirée par ces petites verrines individuelles qui contiennent tous les essentiels de grands classiques (pardon, Klassiks) mais déstructurés. Etant une inconditionnelle des fruits rouges, je me suis laisse tentée par un Kosmik Fruits Rouges, Vanille, Fleur d’Oranger et Pignons.

Crédit photo : Séverine P.

J’ai beaucoup aimé le côté ludique des portions individuelles comme des petites conserves d’antan, chacune avec sa petite cuillère. J’ai aussi apprécié le côté déstructuré des gâteaux proposes. Mais là s’arrête mon enchantement. Déjà les pots à l’aspect pourtant si sympathique sont en plastique, de même que la cuillère. C’est très pratique mais je ne suis pas sûre que ce soit très écologique. Avec l’ultra modernisme de la boutique, je m’attendais à un effort dans ce domaine également.

Le gâteau en lui-même est bon, un peu sucré peut-être mais il ne m’a pas fait vibrée autant que j’aurais voulu. J’avais sans doute de trop grandes attentes car à chaque fois que je vois ses recettes et autres documentaires, je suis fascinée par son savoir-faire et son inventivité. Un jour sans peut-être ? 

A suivre...

Retrouvez tous les billets de la série ici.
Monday, April 3, 2017

Réussir son entretien professionnel aux Etats-Unis

Crédit photo : Christina Rebuffet

Lorsque je suis venue aux Etats-Unis en 2002, c'était dans le cadre d'une mission VIE (Volontariat International en Entreprise) que j'avais décroché suite à une série d'entretiens passés en France ("Vous avez un petit copain ? - Non - Alors allez-y !"). Lorsque ma mission a touché à sa fin, ma situation personnelle avait changé puisque j'avais non seulement trouvé, puis épousé, un petit copain... américain. Puisque nous avions décidé de rester aux Etats-Unis, il a naturellement fallu que je m'adapte au système de recrutement américain.

Heureusement pour moi, en plus de maîtriser l'art du barbecue, Jonathan connaissait les secrets pour réussir un entretien professionnel aux Etats-Unis. Ensemble, dans notre minuscule studio de jeunes mariés, nous avons passé des heures à répéter les questions classiques d'un entretien américain ("What brings you here? What are your salary expectations?"). Nos efforts ont rapidement porté leurs fruits puisque, deux semaines seulement après avoir eu mon permis de travail, j'ai trouvé un poste en CDI (permanent job en anglais), qui m'a plus tard coûté la visite du FBI mais c'est une autre histoire que j'ai déjà racontée ici.

En plus d'une bonne maîtrise de la langue anglaise, réussir un entretien d'embauche aux Etats-Unis nécessite une connaissance minimale de la culture et des lois de travail américaines. Savez-vous par exemple que les Américains mettent leurs accomplissements professionnels en avant avec plus d'aisance que les Français ? Ou qu'aucune loi ne garantit un certain nombre de jours de congés payés ? Et connaissez-vous la signification du terme 401(k) ?

Crédit photo : Christina Rebuffet

Si la perspective de passer un entretien en langue anglais vous pétrit d'effroi, une solution (non, je ne prête pas Jonathan) : la formation Get the Job de Christina Rebuffet. Christina, je vous en parlais déjà ici, est une Américaine en France qui a fait de l'enseignement de l'anglais pratique son travail. Elle a créé la formation Get the Job pour donner aux (futurs) expats les clés pour réussir un entretien en langue anglaise. La formation est destinée aux personnes qui ont déjà un niveau intermédiaire en anglais mais manquent d'assurance ou de pratique à l'oral.

A travers 12 modules, Christina vous guide pour répondre aux questions classiques d'un entretien. La formation vous donne accès à 12 vidéos, ainsi qu'à leurs transcripts et aux feuilles de route sur lesquelles consigner vos réponses. Ce que j'ai aimé, dans cette formation, c'est que Christina offre à ses élèves des formules pour structurer leurs réponses. Elle vous offre le cadre, à vous ensuite de le remplir. 

J'ai été tellement emballée par Get the Job que j'ai décidé d'en devenir affiliée. Cela signifie que je toucherai une comission si vous achetez la formation en passant par tout lien contenu dans ce billet, mais que vous recevrez aussi, en bonus, mon Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis (valeur : 14,99$) ainsi que mon premier livret de recettes dont la sortie est prévue en juin (valeur à déterminer, pour en savoir plus avant tout le monde, inscrivez-vous à ma newletter !).


8 des 12 questions auxquelles Christina vous aide à répondre

La formation est disponible en trois versions (Essentials 147€, Mastermind 249€, VIP 347€) que je vous laisse découvrir ici. En attendant, je vous propose de faire de faire connaissance avec Christina. Vous en saurez plus sur le chemin qui l'a conduite à lancer son entreprise... en espérant qu'il vous inspire à creuser votre propre sillon.

Mon Interview avec Christina Rebuffet


1) Bonjour Christina, merci de prendre le temps de répondre à mes questions. Pour ceux qui ne te connaissent pas encore, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Hi Estelle, of course! Je suis la créatrice de Speak English with Christina, et j'enseigne l'anglais américain de manière fun, fluent et facile ! C'est pour aider les membres de ma communauté pour être plus à l'aise avec leurs amis & collègues américains, que ce soit au niveau des expressions, l'accent, ou la culture.

Je suis venue en France en 2004, pour faire un Master, suite à une année d'échange à Orléans qui m'a bien plu ! J'ai dû retourner aux USA pour finir mon Bachelor, mais après, direction Grenoble pour faire un Master en études anglophones. C'est à ce moment que j'ai commencé à animer des formations dans des entreprises, ce que j'ai fait pendant presque 10 ans ! Puis en 2015, j'ai lancé Speak English with Christina, des cours en ligne, une chaîne YouTube (note d'Estelle : Christina a plus de 8000 abonnés sur sa chaîne !), et des programmes de coaching via le net.

Crédit photo : Christina Rebuffet
2) Comment t'es venue l'idée de monter ton entreprise, Speak English with Christina ? 

Quand je faisais des cours en entreprises, deux choses me frustraient : le fait d'être limité dans le temps et celui d'avoir des clients souvent absents des cours parce que les réunions et les déplacements professionnels prenaient toujours la priorité sur les cours d'anglais.

On dit que le hasard fait bien des choses et en 2014, j'ai commencé à fréquenter un espace de coworking, où j'ai rencontré Géraldine de Comme une Française. Elle m'a tout appris sur comment faire des vidéos et des cours en ligne. J'ai trouvé donc la solution à mes frustrations ! Avec des cours en ligne, mes élèves peuvent suivre les cours même quand ils sont en déplacement, donc ils restent réguliers avec leur apprentissage. Pour moi, les cours en ligne me permettent d'aider plus de personnes, partout dans le monde.

Puisque j'ai travaillé pendant 10 ans uniquement avec des clients français, j'entendais toujours les mêmes plaintes : "On est nul en anglais", "Quand j'ai appris l'anglais à l'école, on n'a jamais appris à parler", "Je n'ai pas le temps pour apprendre l'anglais", "Je manque de confiance", etc. Donc je voulais surtout faire des cours motivants, fun et avec un message positif et encourageant. C'est mon côté américain, ça !

Mais aussi, je voulais montrer à mes élèves que si, si, ils peuvent devenir fluent en anglais. Il faut simplement savoir comment s'y prendre. C'est pour ça que dans tous mes cours en ligne et mes coaching, il y a une part importante dédiée à comment s'organiser et comment apprendre. C'est souvent négligé dans des formations classiques.

Crédit photo : Christina Rebuffet

3) Quel est le profil de tes clients ? 

Aujourd'hui, j'ai des élèves dans plusieurs pays. Les membres de ma communauté - les Ambassadors comme ils s'appellent - sont vraiment partout dans le monde. C'est ça la magie de l'internet, ça efface les frontières.

Mes clients pour les cours en ligne sont principalement en France, aux USA, au Québec, en Belgique et en Suisse. Sans oublier plusieurs pays africains comme l'Algérie et le Côte d'Ivoire. C'est ça qui est beau, c'est que je rencontre des personnes de partout, et j'ai l'opportunité de les aider à trouver des opportunités dans la vie, grâce à l'anglais.

Ce sont à la fois des professionnels qui ont besoin d'anglais pour le travail ou un entretien d'embauche, mais aussi des particuliers qui ont un projet personnel d'apprendre l'anglais, par exemple des expatriés aux USA.


4) J'ai beaucoup aimé ta formation Get the Job qui prépare les candidats à un entretien professionnel aux Etats-Unis. Quelles sont selon toi les principales erreurs  lors d'un entretien ?

Les erreurs que je vois souvent vient tout au début de l'entretien : "Hello, I'm Mathieu, I'm 39 years old, I come from Lyon..." Dans un entretien d'embauche, le recruteur connais déjà votre nom. Il n'a pas besoin de connaitre votre âge. Et honnêtement, d'où vous venez n'a pas beaucoup d'importance dans la plupart des cas. En gros, éviter de commencer une présentation de soi comme vous l'avez fait à l'école. Il vaut mieux se lancer directement par une présentation de qui on est professionnellement parlant : son poste, son parcours, ce qu'on aime dans son travail, etc.

L'autre chose que j'ai souvent vu avec mes clients français : Ils ne savent pas "se vendre", de mettre en avant leurs accomplissements et leurs réussites, avec cette confiance qui est attendue dans un entretien à l'anglo-saxonne. Bien sûr, il ne faut pas se prendre pour le meilleur du monde, mais savoir mettre en valeur son profil et pourquoi il est attractif.

Dans mon expérience, les Français minimisent leurs réussites. Ils sont très bien pour se remettre en question (contrairement à certains candidats américains...), mais il faut quand même mettre une dose de "Regarde comme c'est bien ce que j'ai fait !" pour convaincre un recruteur.

Ce billet contient un lien d'affiliation : si vous choisissez de vous inscrire à la formation Get the Job par son biais, je recevrai une commission. N'hésitez pas à laisser vos questions et commentaires sur la formation en général ou un module en particulier dans les commentaires de ce billet. Merci !
Monday, March 27, 2017

Tomber, se relever


Il y a 10 ans, je devenais maman. Celles et ceux qui suivent mon blog depuis les débuts se souviennent peut-être de l'arrivée au monde chaotique de ma fille aînée. Une naissance prématurée, un séjour de 4 semaines en néonat... Je ne le savais pas alors mais ce n'était que le début de ses déboires. La suite ? Une traversée du désert de 3 ans, pendant laquelle je me suis complètement coupée du monde. Je suis incapable de vous dire ce que j'ai fait pendant ces 3 ans sinon de réorganiser, avec son papa, notre vie quotidienne autour des besoins de notre aînée.

A cette époque, j'ai commencé à voir des copines blogueuses françaises prendre leur envol, leur blog leur avait servi de trempli vers une nouvelle carrière. Certaines sont devenues stylistes culinaires, d'autres ont commence à écrire des livres. Mon blog, lui, se refermait sur lui-même. Mon ton est devenu moins enjoué, plus intimiste. Mon rythme de publication a ralenti mais je publiais des textes plus travaillés. J'ai appris à écrire court, par respect pour le temps précieux des jeunes parents comme moi. Même si j'y ai pensé plus d'une fois, je n'ai jamais arrêté d'alimenter mon blog.

Quand j'ai quitté mon emploi salarié il y a 2 ans, c'était avec la conviction de ne plus jamais retrouver le travail que je venais de quitter. Mais pour faire quoi ? Il y avait bien cette idée de guide de survie alimentaire aux USA, qu'une collègue m'avait encouragée à créer... Et si le moment était venu de se lancer ? Le livre a vu le jour le mois qui a suivi ma démission. Quelques semaines après sa publication, je suis tombée sur une ancienne collègue au supermarché. Elle m'a demandé des nouvelles, je lui ai parlé de mon livre. Je me souviendrai toujours de sa réponse : "quelle chance, Estelle, moi je n'ai rien sur quoi retomber".

Je pense souvent aux paroles de cette collègue lorsque je lis les doutes, frustrations et questionnements de mes amis blogueurs, créateurs ou parents. Je sais ce que c'est de ne pas avoir le temps, d'avoir l'impression de faire du sur place quand d'autres avancent par pas de géant. Mais rappelez-vous, chacun a son histoire et nous ne connaissons jamais vraiment celle des autres. Votre chemin n'appartient qu'a vous mais sachez qu'avec chaque effort, chaque billet et chaque bouteille à la mer, vous avancez. Que ferai-je aujourd'hui si je n'avais jamais eu l'idée, il y a 13 ans, de lancer mon blog ?
Monday, March 20, 2017

Nourriture française / nourriture américaine : entretien vidéo avec l'Américaine Christina Rebuffet


Si, comme moi, vous fréquentez régulièrement les groupes d'expats aux Etats-Unis, vous connaissez sûrement Christina Rebuffet. Sinon, laissez-moi vous la présenter : Christina est une Américaine en France connue pour ses leçons d'anglais pratique sur YouTube. Peu après avoir fait sa connaissance sur le groupe Francais d'Amerique du Nord sur Facebook, je me suis attachée à cette prof d'anglais bienveillante qui a réussi à moderniser l'apprentissage de l'anglais. Mariée à un Français, Christina est bien placée pour connaitre les difficultés linguistiques des expats français aux Etats-Unis. Si nos missions sont différentes, je me suis reconnue dans l'enthousiasme qu'elle déploit pour servir son audience.

A l'automne dernier, j'ai eu le plaisir d'échanger avec elle sur mon sujet de prédilection : la nourriture. Après une brève présentation (j'ai découvert que nous chacune traversé l'Atlantique il y a 15 ans), nous avons discuté, avec humour mais sans jugement, des surprises qui nous attendaient dans notre nouveau pays d'accueil. Notre échange en anglais a fait l'objet de deux vidéos que je suis ravie de partager avec vous aujourd'hui.

Dans la première vidéo, il est question, entre autres, de petit-déjeuner américain et de nos expériences respectives dans les supermarchés de nos pays d'accueil. J'y partage également mes conseils pour s'adapter à une nouvelle culture culinaire. Je vous laisse découvrir.


Dans la seconde vidéo, je dévoile l'identité de l'ingrédient américain incontournable (futur.e.s expats, prenez note !), j'explique la différence entre les farines française et américaine et passe en revue le vocabulaire culinaire anglais que j'aurais aimé avoir appris à l'école !



J'espère que vous prendrez autant de plaisir à regarder ces vidéos que Christina et moi avons pris à les réaliser. Si ne vous retenez qu'une chose de notre conversation, qu'il s'agisse de celle-ci : soyez curieux et gardez l'esprit ouvert lors d'une expatriation. Gardez votre enthousiasme et apprenez à rire de vos erreurs. Et si vous ne trouvez toujours pas de lardons aux Etats-Unis, faites appel à ma communauté de plus de 2500 gourmands sur Facebook, Bons plans gourmands aux Etats-Unis.
Monday, March 13, 2017

Prendre le temps


Aujourd'hui, je vais vous raconter une histoire. Il y a deux ans, je quittais mon emploi salarié sans autre projet que celui d'écrire mon livre, le Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis. C'est une idée que j'avais depuis quelques années (9, pour être exacte) que j'avais repoussée dans un coin de ma tête pour un tas de raisons (pas le temps, manque de courage, honte de demander de l'argent pour une création). Le livre est finalement sorti en 2015, et je l'ai révisé au printemps 2016 (nouvelle couverture, refonte du chapitre chocolat).

C'est un livre que j'ai publié seule et dont la réalisation m'a donc demandé beaucoup d'effort. J'ai travaillé dur l'an passé, entre les lunch boxes, les sick days et les vacances des enfants. Pour être honnête, j'ai perdu sur le chemin toute envie de cuisiner. Je déjeunais dans les coffee shops, sautais des repas, dormais peu... Quelle ironie pour quelqu'un qui s'est fait connaitre grâce à un blog de cuisine. Et puis j'ai commencé à avoir des malaises et des crises d'angoisse. J'ai eu très peur pour ma santé et j'ai (presque) arrêté de travailler le soir. Pendant les vacances de Noël cette année, j'ai recommencé à cuisiner trois fois par jour en me promettant de maintenir ce rythme en 2017. Il y a eu des jours avec et des jours sans mais, globalement, j'ai réussi à tenir ma promesse.

Emincer des oignons pour les carbonades flamandes que mon amoureux aime tant...

Préparer une pâte à crêpes parce que Myriem vient à la maison...

Faire chauffer la crème de la ferme voisine pour les petites crèmes au citron que ma fille de trois ans réclame...

Rouler des boulettes de dinde au cumin en pensant à Sarah qui aurait du nous rejoindre à dîner...

Ces actes qui me donnent du plaisir. Et comme toutes les choses qui me donnent du plaisir, j'ai envie qu'elles durent.

Alors oui, je comprends que tout le monde ne prend pas de plaisir aux fourneaux. Oui, il y a des jours où j'aimerais bien qu'on me serve le petit déjeuner au lit. Oui, j'aimerais parfois mettre autre chose que du houmous dans les lunch boxes des enfants. Mais petit à petit, j'ai retrouvé le bonheur de prendre mon temps et de travailler avec mes mains.
Monday, March 6, 2017

Tournée des pâtisseries parisiennes : Pierre Hermé (2/5)

Crédit photo : Séverine P.
Vous aimez la pâtisserie ? Ca tombe bien, Séverine aussi. Elle a profité de son dernier séjour parisien pour faire la tournée des plus grandes pâtisseries. Lorsqu'elle m'a proposé de publier son compte-rendu sur mon blog, j'ai bien sûr dit oui ! Depuis février, Séverine nous entraine chez cinq pâtissiers parisiens à raison d'un pâtissier par mois. Ce deuxième billet de la série est consacré à la boutique Pierre Hermé, je vous laisse découvrir...

En juin 2016, je suis rentrée en France et, pour la première fois en 17 ans, j’ai passé plus de 24 heures à Paris, ma ville d’étudiante et de jeune adulte. Pour ce voyage, je m’étais fixé comme objectif de rendre visite à plusieurs grands pâtissiers qui me font rêver. J’avais mis trois adresses sur ma liste et j’ai fini par en visiter cinq : c’est ce que j’appelle un succès. Aujourd'hui, je vous invite à me suivre chez le pâtissier Pierre Hermé.

Crédit photo : Séverine P.
Pierre Hermé

Elu « Meilleur Pâtissier du Monde 2016 », surnommé le « Picasso de la pâtisserie », Pierre Hermé est un exhausteur de goût à lui tout seul. Bien que sa renommée soit faite sur ses macarons et son gâteau culte, l’Ispahan, toute sa pâtisserie n’est qu’explosion de saveurs et un mot d’ordre : le plaisir.
Je suis allée dans sa boutique de St Germain des Prés, rue Bonaparte. Devant tant de magnifiques gâteaux, ce festival de couleurs, de noms et l’évocation de saveurs tous plus succulents les uns que les autres, il a été difficile de choisir. Je me suis finalement décidée pour un assortiment de macarons et un fraisier.

Crédit photo : Séverine P.
Pierre Hermé est LA référence de la génération actuelle de pâtissiers. Il est tellement immense de par son talent que j’ai à peine osé rentrer dans sa boutique, aillant peur de déranger le maitre, de ne pas y être à ma place. Mais dès l’entrée, c’est l’empire des sens. Les couleurs, les goûts, les odeurs, la variété des produits proposés, on ne sait plus où donner de la tête.

Crédit photo : Séverine P.
La première bouchée du fraisier de ce maitre incontesté est de celles dont on peut dire « je peux mourir demain, j’ai mangé un gâteau de Pierre Hermé ». Le biscuit, la crème aux amandes, les fraises entières, la meringue brulée, le tout fond dans la bouche provoquant une explosion des saveurs. Chaque bouchée est plus extraordinaire que la précédente car elle révèle des subtilités qu’on n’avait pas remarqué la première fois (ou la deuxième, ou la troisième). Nous avons mangé ce gâteau le plus lentement possible pour qu’il nous dure le plus longtemps possible tellement il était bon.
Les macarons quant à eux sont indéniablement exceptionnels. De très loin meilleurs que ceux de Ladurée pourtant si réputés. Les coques sont cuites à la perfection et les crèmes (traditionnelles ou au yaourt, donc plus légères) sont d’une justesse incroyable. Je ne suis pourtant pas particulièrement fan de macarons mais là, je tire mon chapeau bien bas et j’en reveux.

A suivre...

Retrouvez tous les billets de la série ici.

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